Angoisses, anxiété, stress, crises d’angoisses, trouble panique, phobies…
Les troubles anxieux !

Nos angoisses peuvent prendre des formes différentes et s’intégrer dans de nombreuses pathologies. La dépression est le plus souvent accompagnée d’angoisses, tout comme les phobies et les TOCs.
Simplement, ce n’est pas l’anxiété qui domine le trouble, c’est un autre déterminant comme l’humeur triste, une peur, ou une compulsion…

Lorsque l’angoisse est au cœur de la souffrance, qu’elle apparait primitive et prioritaire sur toutes autres préoccupations, on appelle cela un Trouble Anxieux.

Voici les principaux troubles anxieux. Parmi eux, vous reconnaitrez sûrement celui qui vous tourmente.

  1. Crise d’angoisse aigue :

La crise d’angoisse aigue est la survenue d’une angoisse intense, brutale, paniquante. Le plus souvent, elle apparaît comme une sensation physique oppressante, faisant régulièrement croire au sujet qu’il s’agit d’un infarctus, ou d’une urgence médicale.

Les premières crises d’angoisses sont d’ailleurs rarement reconnues comme telles par le sujet, qui atterrit aux urgences et subit une batterie d’examens, dont un Electrocardiogramme.

Avec l’expérience, la crise d’angoisse aigue (CAA) est repérée par le sujet, parfois même avant son début, par des signes précurseurs (troubles de la concentration, agitation, maux de tête ou nausées…).

La CAA est terrifiante, et donne l’impression d’une menace grave imminente, soit médicale, soit extérieure (danger d’agression, acte terroriste), soit psychiatrique ( « j’ai peur de devenir fou, de péter un câble ! »

  1. Le Trouble panique :

Le trouble panique se caractérise par la récurrence de CAA, une crainte permanente anticipatoire de survenue de CAA, et la perturbation des comportements du sujet, en général à type de diminution des déplacements, et de conduites d’évitements.

En pratique, le sujet fait de nombreuses CAA, il les craint en permanence, et réduit ses sorties de la maison et évite toutes les situations qui le stressent.

Le plus souvent, il s’agit des endroits clos (« je ne peux pas m’enfuir si quelque chose arrive »), et des foules anonymes ou oppressantes (« qui me sauvera si je vais mal ! ») comme les transports en commun, les grands magasins, ou les ascenseurs bondés.

  1. Agoraphobie :

L’agoraphobie est un trouble panique déclenché par la présence du sujet dans des endroits clos, bondés, ou trop ouverts (ponts), isolés (parking). Les conduites d’évitement sont majeures et plongent le plus souvent le sujet dans un handicap social, celui-ci limitant toutes les sorties type restaurant, cinéma…

  1. Anxiété sociale ou phobie sociale :

Les angoisses sont provoquées cette fois par des situations « sociales » ou « relationnelles ». Le plus souvent, il s’agit de parler en public, de rencontrer des personnes non familières, de craindre d’être regardé (en train de manger par exemple).

Là aussi, les conduites d’évitement sont majeures et bien entendu catastrophiques sur la vie sociale du sujet.

  1. Anxiété généralisée :

Le sujet est anxieux de façon latente en permanence. Il est dévoré au quotidien par les préoccupations anxieuses et n’arrive pas à les contrôler.

Le plus souvent, cela s’accompagne de difficultés majeures de concentration, d’une irritabilité, d’une fatigabilité, et de troubles du sommeil.

  1. Troubles anxieux induits :

Les CAA et troubles paniques peuvent être induits par des prises de médicaments ou de toxiques, et par des pathologies somatiques (le plus souvent hormonales). Il convient donc de prendre en charge leur cause en premier lieu.

Le plus fréquemment on retrouve des prises de substances qui avaient pourtant vocation à apaiser le sujet, mais qui provoquent des angoisses « paradoxales » notamment en fin de prise (descente) : Cannabis, alcool, anxiolytiques (lexomil…), caféine, cocaïne…

  1. Phobies :

Les phobies sont classées en psychiatrie dans les troubles anxieux. L’exposition à une situation phobogène est à l’origine d’une angoisse intense et d’un comportement d’évitement démesuré. (cf. les phobies)

 

L’angoisse est un symptôme extrêmement handicapant et douloureux pour le sujet. Il est important de la prendre en charge de façon structurée, afin de ne pas la laisser se chroniciser, « s’enkyster », et limiter notre champ d’action. La prise en charge repose sur la psychothérapie, une médication adaptée, et une hygiène de vie adaptée (sport et méditation+++).